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Fête de la nature

Cette année, la Fête de la nature aura lieu du 25 au 27 mai 2018. Durant ces trois jours, environ 250 événements gratuits seront organisés partout en Suisse romande pour faire découvrir et aimer la nature. Le WWF Neuchâtel sera bien entendu de la partie et proposera une animation originale et sympathique. Réservez d’ores et déjà ces dates.

Le programme est disponible sur le site internet :
http://www.fetedelanature.ch
http://fetedelanature.ch/node/2184

Performances environnementales de la Suisse : bilan mitigé

Pour la troisième fois depuis 1998, l'OCDE a évalué les performances environnementales de la Suisse. Son rapport porte principalement sur la biodiversité, sur l'eau ainsi que sur la croissance économique en ressources, et contient 42 recommandations.

En comparaison des autres pays de l'OCDE, la Suisse fait figure de bon élève s'agissant de la consommation énergétique de l'économie et de l'amélioration de l'efficacité avec laquelle elle utilise les ressources. Sa participation à nombre d'initiatives et groupes de travail internationaux est également saluée, de même que son engagement pour un secteur financier qui tienne davantage compte des critères de durabilité environnementale.

Avancées supplémentaires nécessaires
Dans son rapport, l'OCDE pointe aussi du doigt la subsistance de pressions exercées sur l'environnement et identifie des lacunes dans la politique environnementale helvétique. Ainsi, à ce jour, la Suisse n'est pas parvenue à entièrement découpler croissance économique et empreinte écologique. Les habitudes de consommation de la population ont en effet un impact sur l'environnement et, avec 742 kg par an et par habitant, la Suisse fait partie des pays d'Europe qui produisent le plus de déchets urbains. L'OCDE estime que le pays a besoin d'un nouvel élan pour pouvoir figurer parmi les figures de proue de l'éco-innovation. Le rapport mentionne également les pressions environnementales parfois importantes exercées sur les eaux en raison de l'utilisation intensive de la force hydraulique, des pesticides en agriculture et des micropolluants provenant des ménages ainsi que de l'industrie.

La biodiversité sous pression
Concernant la conservation de la biodiversité, la Suisse est en retard par rapport à d'autres pays de l'OCDE. L'étendue, la qualité et la mise en réseau des sites protégés sont insuffisantes. La pression exercée sur la biodiversité demeure importante, notamment en raison du mitage du territoire et du morcellement des paysages dus à l'aménagement d'infrastructures, ou encore en raison des émissions d'ammoniac et de l'utilisation de pesticides dans l'agriculture. Un tiers des espèces et la moitié des principaux habitats sont ainsi menacés en Suisse. Pour autant, l'OCDE reconnait les efforts accomplis par la Suisse pour tenir compte de la biodiversité dans les différents domaines politiques. Elle estime que le Plan d'action Biodiversité doit être appliqué dans les meilleurs délais et doté de moyens appropriés. L'organisation admet toutefois qu'il est possible que ces mesures ne suffisent pas à conserver la biodiversité.

Bilan de l'OFEV
L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) se félicite de l'Examen environnemental de la Suisse 2017 réalisé par l'OCDE. Marc Chardonnens, directeur de l'OFEV, a indiqué que les résultats et recommandations consignés dans le rapport seraient étudiés et utilisés comme base de travail avec les cantons et les groupes d'intérêts pour poursuivre l'objectif de réduction des atteintes portées à l'environnement.

Les recommandations de l'OCDE en vue de l'amélioration de la gestion des éléments nutritifs et des pesticides dans l'agriculture seront mises en œuvre dans le cadre de la Politique agricole 2022 et du Plan d'action Produits phytosanitaires adopté par le Conseil fédéral. La réalisation, déjà lancée, du Plan d'action Biodiversité doit permettre d'améliorer la qualité et la mise en réseau des sites protégés, mais aussi de mieux tenir compte de la biodiversité dans les autres domaines politiques et d'éliminer les fausses incitations en matière de financement public. Afin de parvenir à une économie qui préserve les ressources, l'OFEV s'appuie sur les mesures contenues dans le rapport « Économie verte - Mesures de la Confédération pour préserver les ressources et assurer l'avenir de la Suisse » de 2016, et élabore actuellement une stratégie de prévention des déchets. L'observation de l'environnement et l'information doivent être améliorées afin que la population puisse avoir une image réaliste de l'état de l'environnement.

Texte repris du communiqué de l'OFEV:
https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-68945.html 


La biodiversité en Suisse sous pression

Les résultats des programmes de suivi de la Confédération et des études scientifiques (voir encadré) publiés dans le rapport « La biodiversité en Suisse : état et évolution » dresse un tableau alarmant de l'état de la biodiversité. De nombreux milieux naturels comme les prairies sèches ou les zones humides autrefois fréquents n'existent plus que sous forme résiduelle ; leur fragmentation et leur isolement augmentent les risques de disparition des espèces qui en dépendent, comme la rainette verte qui a besoin de prairies inondées temporairement pour pondre ses œufs. Ces espèces sont de plus en plus remplacées par d'autres n'ayant pas de besoin particulier. Celles-ci se répandent, réduisant la diversité des milieux naturels et provoquant une uniformisation du paysage et des organismes.  

Prestations indispensables de la biodiversité
La biodiversité est le fondement de la vie sur terre et nous concerne tous. Non seulement nous sommes éthiquement responsables de sa préservation pour le futur, mais notre prospérité et notre qualité de vie sont menacés par sa dégradation. La biodiversité nous fournit au travers des services écosystémiques des prestations essentielles à la vie (eau potable, air pur, sol fertile, nourriture) et nous protège contre les dangers naturels. Remplacer ces services serait nettement plus coûteux que le financement des mesures de conservation de la biodiversité. 

Pressions multiples
L'état peu satisfaisant de la biodiversité provient de l'action conjuguée de plusieurs facteurs, principalement la demande croissante de surface pour les agglomérations  et les infrastructures, l'agriculture intensive mais aussi les nouvelles pressions telles que les espèces invasives, les micropolluants ou les changements climatiques.

Intensification des mesures
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Biodiversité Suisse (SBS) du Conseil fédéral, la Confédération et les cantons ont pris des mesures afin d'atteindre les objectifs nationaux et internationaux de préservation et de conservation de la biodiversité. Il s'agit notamment de mesures urgentes d'assainissement et de revalorisation des biotopes d'importance nationale, pour lesquelles le Conseil fédéral a alloué l'année dernière deux fois plus de ressources. En outre, l'établissement de réserves forestières et de surfaces de promotion de la biodiversité en milieu rural, le soutien de la renaturation des cours d'eau ou la mise sous protection des biotopes d'importance nationale, comme les marais, a permis de freiner le déclin de la biodiversité, mais pas de le stopper.

En effet, beaucoup de ces surfaces n'atteignent pas la qualité suffisante pour remplir leur fonction. Les mesures de protection doivent être appliquées de manière plus rigoureuse. La prochaine étape de la mise en œuvre de la SBS consistera, pour le Conseil fédéral, à examiner au cours de la seconde moitié de 2017 le plan d'action et à définir les prochaines étapes.

La biodiversité sous surveillance

Mesurer l'état de la biodiversité n'est pas une tâche facile. Quatre programmes principaux de suivi permettent d'obtenir une évaluation fondée de l'état et de l'évolution de la biodiversité.

Le monitoring de la biodiversité en Suisse existe depuis 2001 et se consacre aux espèces courantes d'oiseaux, de plantes vasculaires (dont les plantes à fleurs, les fougères ou les prêles), d'insectes aquatiques, de mollusques, de mousses et de papillons diurnes.

Le suivi des effets de la protection des biotopes en Suisse a été  lancé en 2011 et analyse des relevés floristiques et faunistiques ainsi que des photos aériennes pour déterminer si les zones alluviales, les marais (bas-marais et hauts-marais), les sites de reproduction de batraciens et les prairies et pâturages secs inscrits dans les inventaires nationaux évoluent de manière conforme aux objectifs fixés pour leur protection.

Le programme de monitoring « Espèces et milieux agricoles » a démarré en 2015 et mesure l'évolution de la diversité des espèces et des milieux naturels dans le paysage agricole à partir de relevés floristiques.

Les listes rouges réunissent des informations sur les espèces animales, végétales et fongiques menacées en Suisse. Les listes rouges rendent compte de l'évolution des espèces menacées sur le long terme et sont révisées à intervalles réguliers.

Les résultats de ces programmes mis en lien avec les autres monitorings de l'environnement (p. ex. des sols, des eaux, du paysage, de l'air ou de la  forêt) et les résultats de la recherche scientifique permettent de décrire l'état actuel de la biodiversité et de dégager des tendances.

Texte repris du communiqué de l'OFEV: https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-67565.html


Projet Martinet à Neuchâtel

 

Le martinet noir niche souvent dans les trous des anciens bâtiments. Avec les rénovations, les trous disparaissent et les martinets manquent d'endroits où faire leurs nids. 

Grâce à une collaboration avec le Collège des Terreaux, le WWF dispose de nichoirs à martinets.

Si vous connaissez un bâtiment pouvant être favorable aux martinets, n'hésitez pas à nous contacter.

Découvrez ici les épisodes du projet >>>

 

 

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