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Photo: © WWF US / Keith Arnorld

OPPAL - Une surveillance sans failles

OPPAL - Organisation Pour la Protection des Alpages Suisses - est née de la passion de 4 personnes pour le monde du pastoralisme et du loup.

OPPAL offre des occasions uniques de vivre des expériences enrichissantes à l'alpage, de venir en aide aux éleveurs.euses, aux troupeaux ainsi qu'au loup, en améliorant la cohabitation entre eux. En évitant aux uns de "fauter" vous rétablissez l'harmonie entre tous.

Découvrez l'association www.oppal.ch

Une histoire qui en témoigne...

Le premier week­end d'août, Manuela Weber-Mériallat et sa famille, ont surveillé un trou­peau de vaches durant une nuit, dans le val d'Entremont (VS). Le but? Evi­ter que le loup n'approche de trop près le troupeau. Journal de bord d'une aventure peu ordinaire. 
Il est 3 h 20 et mon tour de garde va débuter. Mon fils aîné me lance: «Je crois qu'il y a trois loups. » Adrénaline, le réveil est instantané! Je saute dans mon pantalon de ski et m'empresse vers la lunette thermique. En effet, trois taches blanches au loin, derrière le troupeau de vaches, qui lui est pai­sible. Bon signe. 
Par contre, les saint-bernard faisant acte de chiens de protection aboient. Observation: les moutons sont tran­quilles et les chiens se taisent. Nous partons faire notre ronde. Les trois taches blanches sont toujours au même endroit et le troupeau est toujours calme. Possible qu'il s'agisse de cerfs; à surveiller. 
Retour au bivouac. Après une dernière observation des étoiles, c'est le repos bien mérité pour mon aîné, même si son frère ronfle. Les bourrasques de vent entendues dans la tente ne sont pas si méchantes que cela et la tem­pérature me semble clémente ou, dans tous les cas, adaptée à mes vêtements, à moins que cela ne soit l'inverse. Par chance, Dame Météo nous a gratifiés de bonnes conditions; il fait sec, avan­tage indéniable dans nos montagnes. Dans la nuit, les sens sont exacerbés; pourquoi cette cloche retentit plus fort? Contrôle à la lunette thermique. La rivière semble plus proche et les nigritelles m'enivrent de leur odeur! Le temps file; 30 minutes se sont écou­lées et il est temps de la prochaine ronde. Les trois taches blanches sont quasiment au même endroit; verrons-­nous leurs bois se détacher dans le ciel, au lever du jour? 
Mes vaches (car pendant ces quelques heures, c'est bien ce sentiment d'ap­partenance qui m'habite) sont calmes. Je les salue au passage en leur disant qu'elles sont braves. 
J'avais imaginé plusieurs plans pour passer le temps entre deux rondes. «Der Alchimist» restera dans le sac à dos, car «juste» être là, à sentir le moment présent, est suffisant. C'est bien connu: le «juste» est toujours de trop! 
Deux taches blanches descendent rapi­dement du col. Adrénaline. Tout en continuant à les suivre à la lunette, je les pointe avec la lampe torche. Contre toute attente, l'âne et le mulet ne changent pas de comportement. Et là, deux lampes frontales s'allument: des randonneurs matinaux. Tout le monde éteint; retour au calme.
Le jour se lève gentiment; plus besoin d'éclairage pour la dernière ronde. Toutes les taches blanches reprennent leurs couleurs réelles. 
Je suis couchée vers mes vaches. Tout est paisible. Il doit tout de même faire froid, car j'ai la débattue en enlevant mes gants. Le vent ne nous a pas quit­tés depuis 22 heures et le bivouac est tout de même à quelque 2350 mètres d'altitude. 
Les deux coups de sifflet, un des gestes d'effarouchement contre le grand pré­dateur, n'auront pas été nécessaires; un mélange de déception et de soula­gement m'envahit, mais également de reconnaissance d'avoir pu vivre cette magnifique expérience en famille. 
Il est 7 h; notre mission avec les bêtes touche à sa fin, à mon regret. Il nous restera à compléter le rapport de nuit, à recharger les batteries des appareils grâce au panneau solaire, rapatrier notre bivouac au camp de base, couper du petit bois et accueillir les bénévoles suivants pour le débriefing, en espérant que le gypaète nous survolera encore, avant notre départ. Une fondue clôtu­rera notre mission.

Article du Littoral Région du 13.08.2021, écrit par Manuela Weber-Mérillat

 

 


Une cuvée spéciale en faveur des martinets

Le propriétaire du Domaine des Coccinelles à Gorgier a proposé une cuvée spéciale de son vin « Scarlet » en faveur des martinets. Un petit supplément de prix est perçu sur chaque bouteille et 12 bouteilles de vin « Scarlet » permettent l’achat d’un nichoir à martinets. Les Caves de la Béroche vous renseigneront volontiers sur cette action (032 835 11 89).

Nous avons déjà quelques idées d’endroits où poser des nichoirs, mais en fonction du succès de l’action, nous pourrions être amenés à en poser ailleurs. Nous avons pris contact avec la commune de la Grande Béroche. Elle a accueilli le projet avec enthousiasme et est très favorable à l’idée d’installer des nichoirs sur des bâtiments communaux. Si notre action rencontre suffisamment de succès, nous aurons peut-être aussi quelques nichoirs pour des privés. Les martinets sont coloniaux et s’installent plus volontiers à proximité de colonies existantes.

Avis aux habitants de la Grande Béroche : si vous connaissez des sites abritant ces oiseaux, merci de nous les signaler. Si vous habitez près d’une colonie et que vous seriez prêts à accueillir quelques nichoirs sur votre maison, faites-nous signe.

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